Kal Awa

S'accorder à la Nature, c'est dans nos racines
GRIMOIRE

COMMENT RECONNAÎTRE UNE HUILE ESSENTIELLE DE QUALITÉ ?

Quand on se lance dans l’aromathérapie, et notamment dans l’usage d’huiles essentielles (HE), on mesure, avec le temps, à quel point il s’agit là d’un univers assez vaste. On se rend compte aussi qu’il existe énormément d’huiles essentielles et parfois il y a des inepties qu’il aurait mieux valu éviter, avec un œil plus averti… J’ai mené ma petite enquête, et je vais te donner quelques tuyaux pour reconnaître une huile essentielle de qualité !

Les points sur les i, pour bien commencer

Pour commencer, une HE, c’est quoi ? Il s’agit tout simplement du liquide concentré des différents composants aromatiques d’une plante. On l’appelle également « essence végétale »et elle se dissocie de l’eau (=hydrophobe).

On obtient ce liquide par distillation ou extraction chimique par solvants (eau, alcool, etc.).

Selon les pathologies, il existe différents usages des HE : sur la peau (cutanée), par voie orale, en diffusion, en massage, en inhalation, dans un bain…etc.

Enfin, il est toujours bon de consulter l’avis d’un professionnel de santé, et/ou un.e naturopathe.

Schéma de distillation d’une huile essentielle
Source : pranarom.com

Les critères pour réussir le casting

Si tu souhaites te lancer dans l’usage des HE, et que tu ne sais pas comment les choisir, sache qu’il y a un certain nombre d’éléments à vérifier, notamment sur l’étiquette afin de reconnaître une huile essentielle de qualité

L’art de la bonne étiquette

Et justement, parlons-en, de l’étiquette ! Que doit-elle comporter ?

  • la dénomination botanique française ET latine de l’HE : pour être sûr.e de ne pas la confondre avec une autre huile, au nom similaire, et pour une compréhension universelle des nominations
  • la partie de la plante utilisée : les feuilles ? le fruit ? les racines ?
  • l’origine de la plante : selon l’endroit d’où vient la plante, elle sera de qualité différente
  • les molécules et le chémotype : linalol, thymol, pinène… ces petits noms permettent de savoir sur quelles pathologies ils seront les plus efficaces. D’autre part, certaines personnes sont allergiques à la plupart de ces molécules, alors c’est toujours mieux de les voir inscrites sur l’étiquette !
  • la culture de la plante : bio, c’est le mieux, ce n’est un secret pour personne, ou pas bio, en culture, ou à l’état sauvage… une certaine transparence est de mise, car il peut encore y avoir des produits chimiques…!
Exemple d’étiquette valide
Source : eva-cosmetique-bio.com

la méthode d’obtention  : on l’a déjà vu, soit c’est par distillation, soit c’est par extraction. Si un autre procédé est mentionné sur l’étiquette, alors il ne s’agit probablement pas d’une HE. Certains produits sont vendus avec l’appellation « huile essentielle de x, y… » , alors qu’il n’en est rien. C’est donc un élément à contrôler. la quantité nette en volume (en mL) et le numéro de lot : ce sont des informations légales que tu dois obligatoirement retrouver sur l’étiquetage d’une HE. le nom et l’adresse du fournisseur : laboratoire, producteur local, etc. On doit savoir où a été élaborée cette HE.

Un nom qui en dit long

Sur un flacon d’huile essentielle de qualité, il y a certaines appellations que tu dois retrouver, pour t’assurer de reconnaître une huile essentielle de qualité. Il y en a trois :

  • « huile essentielle 100% naturelle » : ça veut dire qu’elle n’a pas été tronquée, avec des molécules de synthèse ou des agents émulsifiants.
Fleur de ciste
Source : le-jardin-ethnobotanique.fr

« huile essentielle 100% pure » : eh bien, ce n’est pas comme le pastis, elle n’a ni été coupée, ni diluée, avec quoi que ce soit, elle est restée telle quelle. « bio certifié ECOCERT » : le Graal dans la médecine naturelle  ! Cette appellation garantit le respect total d’un procédé de fabrication biologique, et donc contrôlé et approuvé par ECOCERT.

L’habit fait le moine

Oui, je sais, le dicton prédit l’inverse, et encourage à ne pas se fier aux apparences. En ce qui concerne les HE, il est recommandable de se fier à l’apparence, justement ! Et ce, afin de ne pas faire d’erreurs !

Ici, on parle du flacon. Dans tous les points de vente un minimum sérieux, les HE sont vendues dans des flacons de couleur sombre. Si tu en vois présentées dans un flacon transparent ou de couleur claire, je te déconseille vivement de les acheter. Pourquoi ? Parce que la couleur sombre du flacon protège le contenu de la chaleur et de la lumière (notamment pour les agrumes, comme l’HE de citron (Citrus limonum), par exemple). Dans un cas contraire, l’huile perdrait ses propriétés, et deviendrait même dangereuse, à l’usage.

Pourquoi vérifier tous ces points ?

La santé n’est pas un jeu

Vu comme ça, je l’admets, ça ressemble vaguement à une enquête de police… Mais c’est important de contrôler la qualité d’un produit qu’on achète, non ? C’est d’autant plus vrai pour les HE, car elles font partie intégrante de notre quotidien : quand tu choisis de te soigner avec elles, tu les intègres dans ton organisme !

Le juste prix à payer pour être en bonne santé

Parfois, selon le type de plante que tu cherches, le prix peut rapidement augmenter. C’est par exemple le cas, pour l’HE d’hélichryse italienne /de Corse (Helichrysum italicum). La fourchette de prix raisonnable pour une huile essentielle de qualité de cette plante se situe entre 25 et 30€ pour un flacon de 10mL. Oui, c’est cher, mais c’est justifié. Le rendement de l’hélichryse est différent de la plupart des plantes, car, à titre de comparaison, il faut 25kg de feuilles de ciste pour fabriquer une HE de ciste (Cistus ladaniferus), et presque 3 kg de feuilles d’hélichryse pour faire un flacon de 5mL, seulement.

HE et fleur d’Hélichryse
Source : natural-forme.fr

De plus, le mode de cueillette est différent, si on continue sur ces deux exemples. On va cueillir plus facilement et en quantité plus importante le ciste, car on va récolter les feuilles et le rameau. A contrario, la cueillette de l’hélichryse est plus longue et fastidieuse, car on n’en récolte que les boutons floraux, un à la fois. D’autant plus que cette plante n’est pas cultivée, donc elle est restée à l’état sauvage. Cela veut dire qu’on doit s’adapter au cycle de vie de cette plante, et à des cueillettes plus ou moins bonnes, selon les années.

Mes bonnes adresses pour des HE extras !

J’ai commencé à utiliser des HE depuis quelques années, maintenant, et je n’arrête jamais d’apprendre. Pour l’instant, par chance, je n’ai pas fait d’achat malheureux, car j’ai toujours fait attention à la provenance et à la qualité des HE choisies. Au début, je les achetais dans un magasin lambda, dont le bien-être et la nature sont les chevaux de bataille (tu l’as bien compris, je ne citerai pas de nom). Avec le temps, j’ai approfondi mes connaissances en la matière, et j’ai testé à droite, à gauche. Aujourd’hui, je partage avec toi les fournisseurs qui respectent à la lettre les engagements qui font la qualité indiscutable d’une HE.

  • La Compagnie des Sens : celui-là, tu peux y aller les yeux fermés. Ils sont transparents sur les informations relatives à chaque produit, et poussent même la précision jusqu’à la technicité. Les prix sont raisonnables et justifiés. Ce sont des pros ! (l’un est ingénieur en agronomie et l’autre docteurE en biochimie). Et en plus, ils sont français !
  • Aroma Zone : ils sont également français, et sont de vrais pros. Je me fournis souvent chez eux, et la livraison est rapide. Leurs HE sont de qualité !
  • Néroliane : c’est un laboratoire français qui fait partie des meilleurs, dans le domaine. Leurs huiles ne sont pas toutes bio, mais elles restent d’excellente qualité.

Je t’ai donné  les fournisseurs chez qui je me procure le plus souvent mes produits et mes HE. Il en existe d’autres qui proposent des HE d’excellente qualité, et je ne les connais pas tous. Récemment, j’ai découvert Mycosmetik, qui semble répondre au cahier des charges ! Je le testerai dès que possible et je t’en dirai des nouvelles 😉

Pour aller plus loin : cas pratique de l’HE d’Ylang-Ylang (Cananda odorata)

Si tu veux pousser plus loin l’enquête, et être sûr.e de choisir la bonne HE, alors jette un oeil (plus averti, désormais !) sur l’analyse des caractéristiques d’une HE :

  •  organoleptiques : en trois mots, aspect, couleur, odeur de l’HE.
  • biochimiques : les fourchettes en % des différentes molécules qui la composent, par exemple, le linalol, le géraniol ou le benzoate de benzyle
  • physiques : densité, indice de réfraction, pouvoir rotatoire, point éclair

Pour avoir une analyse complète de cette HE, c’est par ! Pour savoir plus sur l’HE d’ylang-ylang, et ses usages, c’est par ici !

Bien choisir son HE est donc important, tu l’auras compris. Il en est de même pour chaque chose qui fait notre quotidien, car qui voudrait vivre avec un fardeau sur les épaules ?

Lula

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.