Kal Awa

S'accorder à la Nature, c'est dans nos racines
GRIMOIRE

DES CHEVEUX AU TOP AVEC UN SHAMPOING NATUREL

L’aventure continue, cette semaine, avec une nouvelle expérience. Cette fois-ci, je me suis lancée le défi de fabriquer mon propre shampoing naturel. Eh oui, quoi, tant qu’on y est, allons-y jusqu’au bout ! 😀 La recette est ultra simple et le résultat s’est avéré assez bluffant. Alors si toi aussi, tu rêves d’avoir des cheveux au top du top avec peu de choses (100% naturelles, évidemment), eh bien, reste, je te dirai mon petit secret !

Petit topo sur les textures de cheveux

Pour commencer, je tiens à souligner un détail important : nous avons tous.tes une texture de cheveu différente. Il y en a qui ont tendance à avoir les cheveux gras, d’autres sont plutôt abonnés à la sécheresse et les cheveux cassants sont leur lot quotidien… D’autres collectionnent les pellicules comme des timbres, malgré eux. Pour compliquer la chose, il existe des tendances dites mixtes : tu as donc les cheveux à la fois gras et à la fois secs. Merveilleux.

Je ne vais pas consacrer cet article au cheveu et à toutes ses subtilités capillaires, parce que ce n’est pas vraiment le coeur du sujet. Mais il faut tout de même planter un décor avant de balancer directement la recette… Je dirai juste qu’on a un type de cheveux : lisses, ondulés, bouclés, frisés, crépus… Et qu’on a un ou plusieurs type de texture : sèche, grasse, mixte, normal (le cheveu idéal, celui qui n’a jamais subi de coloration, ou autre genre d’agression capillaire).

La texture est d’abord liée à la quantité de production de sébum (film « gras » pour protéger le cheveu des agressions extérieures). On a besoin d’un minimum de sébum pour avoir de beaux cheveux, c’est la même chose pour la peau. C’est une sorte de gaine naturelle. Selon qu’elle est trop présente ou pas assez, ça va s’illustrer par des cheveux gras ou a contrario secs et cassants. Alors quand on parle de cheveux à tendance mixte, eh bien, c’est vraiment pas de chance, car tu cumules les deux : racines grasses et pointes sèches.

La diversité est une richesse
Source : curlybloom.fr

La tendance de tes cheveux est également liée à ton hygiène de vie, ton alimentation et aux soins que tu apportes à tes cheveux. Quand je parle de soins, c’est assez large. En fait, ça englobe le type de shampoing, la fréquence de lavage, si tu fais des masques ou non, si tu les lisses ou non, comment tu les sèches, etc. Je le rappelle encore : c’est vraiment spécifique à chacun.e ! C’est pour ça qu’il est judicieux de bien connaître ton type de cheveu et sa texture.

La recette que je propose semble adaptée à mon type de cheveux, à savoir bouclés, à tendance mixte. Oui, voilà, tu sais tout de ma vie, maintenant ! Les ingrédients que j’ai choisis sont donc adaptés à mon type de cheveux. Tout réside dans le choix des ingrédients…

La recette du trio gagnant

Sans vouloir faire de pub, et parce que personne ne m’a demandé de le faire, je tiens à préciser que je me suis fournie chez Aroma Zone. J’en avais déjà parlé, notamment parce que c’est également chez eux que j’achète une partie de mes huiles essentielles.

Comme précisé dans le titre, il n’y a que 3 ingrédients dans mon shampoing naturel. Si tu ne comptes pas l’eau.

  • 1 cuillère à café bombée de poudre de Shikakaï
  • idem pour la poudre de Guimauve
  • pareil pour la poudre d’Ortie (ces proportions sont données pour des cheveux longs, il faut donc adapter les doses selon la longueur des cheveux)
  • 1 bol et un fond d’eau chaude à tiède

Et c’est tout. Attends, c’est quoi le Shikakaï ?? J’avoue que ce nom m’a aussi laissée perplexe, la première fois que je l’ai vu. D’après Wikipedia in english, il s’agit en fait d’un arbuste grimpant (Acacia concinna), originaire d’Asie (surtout la partie indienne). Ses feuilles sont utilisées dans la médecine naturelle et dans la fabrication de shampoings naturel.

En ce qui concerne la fabrication du shampoing, il suffit simplement de mélanger les trois poudres dans un bol d’eau chaude (si tu as fait un mix de poudres. Toutefois, tu peux tout à fait te contenter d’une seule poudre !) et de touiller jusqu’à obtenir une espèce de pâte. Je dis « espèce » parce que ce n’est pas vraiment une pâte.

C’est assez difficile à définir, comme texture ! Une image sera plus parlante, je crois ! Je tiens avant tout à te prévenir : ça ressemble à un truc bien moche et bien dégueulasse, verdâtre comme un marécage. Un seul mot te viendra à l’esprit, à la vue de ce mélange : berk. Mais oui, mais bon, c’est un shampoing, pas une pâte à tartiner 🙂

Ceci n’est pas de la « poudre de perlimpinpin » (tmtc)
Source : photo personnelle kal-awa.ovh

Une fois le mélange fait, enfile des vêtements auxquels tu ne tiens pas, car ça risque fort de tacher ! Il n’y a plus qu’à appliquer sur cheveux mouillés (si tu as fait un masque quelques heures auparavant, c’est encore mieux !), masser doucement, et rincer.

Premières impressions

Pour ma part, la première expérience s’est soldée par un véritable succès. J’ai été assez bluffée par l’aspect et la texture de mes cheveux, et je crois bien que je les avais rarement vus dans cet état de sublimitude (mot totalement inventé, je l’assume). J’en étais tellement subjuguée que quand je l’ai raconté à mon ami, il m’a regardée comme si j’étais une illuminée, essayant de lui vendre un shampoing magique. Mais bon sang, c’est un shampoing naturel ! Et il rend les cheveux en bien meilleur état qu’un shampoing industriel !

Passé le dégoût manifeste face à cette pâte visqueuse verdâtre, j’ai carrément apprécié le fait que le shampoing parte très facilement au rinçage (=économie d’eau). Il ne mousse pas, donc inutile d’en mettre des tonnes, il faut juste bien masser et l’appliquer sur tous les cheveux. Rien qu’au rinçage, tu sens une différence : ils sont doux au toucher.

J’ai également apprécié le côté démêlant (c’est l’un des points forts du shikakaï et surtout de la guimauve). En un coup de peigne, les cheveux sont démêlés.

La guimauve, la plante, et non la sucrerie 😀
Source : etsy.com

–> En parlant de guimauve, je t’invite à (re)lire l’article sur sa cousine, la mauve des bois, qui possède les mêmes vertus..!

Le résultat se voit vraiment une fois les cheveux séchés. En ce qui me concerne, je n’utilise pas d’appareil pour les sécher, juste une serviette pour éponger le plus gros et je les laisse faire leur vie de cheveux. Au toucher, tu as tout de suite une sensation de douceur. Ils semblent en bonne santé, ils ont un aspect brillant, vigoureux et sain. Bonne nouvelle : ce n’est pas juste une apparence.

Evidemment, il y a un revers de médaille. Le shampoing naturel ne se conserve pas longtemps. C’est donc inutile et surtout dommage d’en faire des quantités. Quand tu le prépares, c’est pour t’en servir dans l’immédiat. A la rigueur, tu peux mettre la pâte au réfrigérateur pour deux jours maximum. Au-delà, elle a perdu toutes ses qualités.

J’en avais donc trop fait, et je n’ai pas eu besoin de toute la préparation. Malheureusement, j’ai jeté le reste, sans penser que peut-être il pouvait servir à mon ami, qui lui, se lave les cheveux tous les jours… La gaffe. Ne fais pas la même bêtise que moi : fais-en juste ce qu’il faut pour ta longueur de cheveux, et propose l’excédent à qui sera intéressé.e. Les poudres se vendent par 100 ou 200g, et selon la fréquence de tes shampoings, ça peut vite revenir cher.

Pourquoi passer au shampoing naturel ?

Impact économique

Etant donné le contexte environnemental actuel, il serait fort dommage de ne pas essayer de changer ses habitudes, et ça passe également par l’hygiène capillaire. Fabriquer son propre shampoing naturel possède bien plus d’avantages que d’acheter un shampoing industriel classique.

Sur le plan économique, je pense que c’est kif-kif, voire peut-être plus économique. Tout va dépendre de la fréquence des lavages. Si c’est pour un shampoing hebdomadaire, ce sera avantageux.

Ta santé te remerciera…

Un avantage, et pas des moindres : la composition du shampoing naturel. Plus la liste des ingrédients est courte, mieux c’est. Ici, c’est carrément le cas : ça peut aller d’une à trois poudres de plantes, avec de l’eau chaude. Exit les saloperies qu’on trouve dans les shampoings classiques. Les cheveux n’ont pas besoin de tout ça, et encore moins d’un parfum chelou du style « madeleines de mon enfance » ou « pomme rafraîchissante »… Hum tes cheveux sentent la pomme… Mouais, on s’en fout. Tu ne vas pas les manger, mes cheveux, rassure-moi ? Ne t’inquiète pas, les poudres laissent aussi un parfum, mais il est naturel, et subtil.

En ce qui concerne les plantes choisies, chacune possède des propriétés très intéressantes. La guimauve va donner à la préparation son aspect pâteux, car elle est riche en mucilage. Ses forces ? Adoucissante, gainante, hydratante et revitalisante. L’ortie, quant à elle, mériterait qu’on lui consacre tout un article, tant elle possède de propriétés et d’usages !! Réduite en poudre, elle offre aux cheveux force et robustesse, résistance à la chute des cheveux et une protection efficace contre les pellicules.

J’ai choisi ce trio car j’avais besoin de renforcer, d’hydrater et de revitaliser mes cheveux. Et franchement, je dois dire que c’est un réel trio gagnant !

L’avantage de ces plantes, c’est qu’on peut aussi les utiliser pour la peau, en guise de masque du visage, par exemple. Je n’ai encore jamais fait de masque pour le visage, alors, il est vrai que je devrais tenter l’expérience. Mais, paraît-il qu’une fois encore, elles tiennent leurs promesse. Beaucoup de personnes ont expérimenté ces plantes en shampoings, ou en soins beauté, et semblent satisfaites.

Source : santeplusmag.fr

Enfin, le fait d’utiliser des plantes en guise de shampoing est plus intéressant qu’un shampoing classique, car il ne faut pas oublier que le tout est évacué par les eaux. Ceci veut dire tout simplement qu’on ne pollue plus les milieux aquatiques avec un produit dans lequel on ne trouve que des ingrédients naturels.

A contrario, dans les shampoings dits « classiques », on retrouve des substances toxiques, allergènes et dangereuses à la fois pour l’environnement et aussi pour soi (perturbateurs endocriniens) : Sodium Lauryl Sulfate (également présent dans le dentifrice-je t’invite à (re)lire l’article sur mon expérience de fabrication de dentifrice maison, que je continue à utiliser au quotidien), du silicone, des Polyéthylènes Glycols, des parabens…entre autres.

Choisir son shampoing n’est pas un acte anodin.

Et toi, as-tu testé un shampoing naturel ? Aimerais-tu fabriquer le tien ?

Lula

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