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LE JARDIN DU CONSERVATOIRE BOTANIQUE NATIONAL DE BREST

Bonjour, bonjour ! Je t’écris de Brest, fief des marins, et l’une des plus grandes villes de la Bretagne. Ici, il fait un temps magnifique, si, si, c’est vrai ! Alors, j’ai profité de ce court séjour sur le territoire breton, pour visiter le Jardin du Conservatoire Botanique National de Brest. Et ça envoie du lourd…

Le Jardin du Conservatoire : au chevet des plantes rares du monde

Un écrin de verdure sur les bords de l’Atlantique

Au tout début, il n’y avait rien, sur ces plateaux escarpés de Bretagne. Un jour, un homme, Jean-Yves LESOUEF, pépiniériste, a une idée visionnaire, lors de ces nombreux voyages. L’idée a germé à force de rencontrer des plantes autochtones rares, et déjà en voie de disparition, dans leur propre lieu d’habitation (Espagne, Mascareignes, Seychelles…). Cet amoureux de la nature et dévoreur de livres, imagine un refuge pour ces plantes rares en danger. Un lieu, où elles pourraient s’épanouir sans craintes et se développer : un jardin conservatoire.

Panneau de bienvenue à l’entrée du Jardin

C’est donc dans les années 1970 que Jean-Yves LESOUEF entreprend les travaux d’aménagement, au sein d’un vallon qui ne demandait qu’à être mis en valeur. A l’époque, c’est la première fois au monde qu’on aménage un espace pour la conservation, la culture et la présentation des plantes rares.

Le challenge a été relevé avec succès : aujourd’hui, c’est devenu un haut lieu de botanique, qui s’étend sur 30 hectares, et présente différents microclimats. Chacune des espèces rapportées ont réussi leur acclimatation, et elles se sont développées avec beaucoup d’aisance.

Qui sont les pensionnaires ?

Je t’ai parlé de plantes rares, bichonnées, dans un jardin immense. Ok, mais, quelles sont donc ces plantes, et d’où viennent-elles, nom d’un marin d’eau douce ?

Ces charmantes pensionnaires sont très diverses : tu y trouves aussi bien des petites fleurs que des eucalyptus gigantesques, et même des arbres à la structure…étonnante. Au cours de ma visite, j’ai pu faire la rencontre d’espèces provenant de Nouvelle Zélande, de Corée, du Japon, d’Australie et bien sûr, une légion de magnolias (50 espèces), tous différents, et avec des fleurs deux fois plus grosses que mes mains. J’ai des preuves !

Fleur de magnolia

Ce jardin, possède également une zone dédiée aux plantes tropicales (« La Serre Tropicale »), mais le jour de ma visite, celle-ci était fermée au public.

Un havre de paix qui se mérite

Le Jardin Conservatoire Botanique de Brest s’étend sur 30 hectares, ça, je l’ai déjà dit. Mais, sais-tu que tu vas faire un peu de sport, en te rendant dans ce havre de paix ? Petit conseil : munis-toi de bonnes chaussures de marche… car sans vraiment, t’en rendre compte, tu vas beaucoup marcher, et monter, et descendre, et monter, et… Je te rassure, c’est loin d’être le GR20.

Fleurs de Callistemon laevis (Rince-Bouteille)

Sache que ça en vaut le coup. A travers ton périple, tu vas (re)découvrir des plantes uniques, issues de milieux sauvages, qui cohabitent avec des plantes horticoles. Parfois, au détour d’un sentier, tu seras intrigué.e par une vague effluve de parfum subtil. Boisé, légèrement sucré, ou même parfois, un peu chelou. C’est la biodiversité…

Eucalyptus : dernier arrêt avant le précipice

Quelques fois, tu auras l’impression d’avoir changé de pays, juste après avoir escaladé une petite butée de terre. Tu y feras la connaissance d’un très vieil eucalyptus, qui en aura vu, du monde… Accoudé au sol, comme s’il s’allongeait pour admirer le paysage, tu pourras l’accompagner dans ses rêveries, en t’asseyant sur ses branches.

Tu croiseras aussi la faune locale, venue squatter les lieux, et nageant paisiblement dans le ruisseau bordé de massifs de fleurs parfumées.

Bref, ici, tu voyageras à travers le monde, sans avoir quitté la Bretagne, et tu y découvriras sans déception un florilège de senteurs et une explosion de couleurs.

Enfin, je le rappelle, parce que j’ai peu abordé le sujet, mais ce jardin fait partie d’un conservatoire scientifique, où des professionnels œuvrent sur l’étude et la préservation de plantes sauvages issues du monde entier. Ils étendent aussi leur travail sur des milieux naturels locaux (Bretagne, Pays de la Loire, Normandie).

Spécimen intriguant par ses très grosses feuilles

Ce projet n’aurait sans doute pas été possible sans l’intervention de passionné.es par la botanique, soucieuses de la biodiversité mondiale. Si notre curiosité s’arrêtait au pas de notre porte, que serait-on devenus ?

Si  tu as envie de visiter le Jardin Botanique du Conservatoire National de Brest, clique sur ce lien !

Lula

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