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HERBIER

L’ARNICA (Arnica montana) : LA PLANTE QUI ASSURE A TOUS LES COUPS

L’arnica des montagnes (Arnica montana) est ce qu’on pourrait appeler l’un des grands classiques de la trousse à pharmacie. En effet, celle que l’on appelle communément « l’herbe aux chutes » se montre efficace pour soigner les petits bobos : bleus, coups, douleurs musculaires et courbatures. Présentation…

Les dessous botaniques de l’arnica

De la famille des Astéracées, l’arnica est une plante vivace qui se répartit sur 30 espèces différentes. On la trouve dans les zones montagnardes, essentiellement sous un climat européen tempéré (Vosges, Pyrénées, Alpes, Massif Central), mais également sur les terres néarctiques du sud de la Russie.

Cette plante robuste peut atteindre 30 à 50 cm de hauteur et possède un feuillage duveteux, ovale, de couleur vert tendre. C’est d’ailleurs pour son toucher duveteux qu’on l’appelle aussi « peau de mouton ».

Planche botanique de l’Arnica montana – Crédit Photo : data.abuledu.org

La tige tubuleuse de l’arnica supporte une inflorescence terminale dite « solitaire », appelée capitule, semblable à une marguerite. Les fleurs, d’un jaune éclatant, dégagent un léger parfum aromatique. Tu peux admirer son fleurissement de Mai à Août. La récolte se fait au début de cette période.

On connaît et on apprécie tellement les bienfaits de l’arnica que celle-ci se raréfie… Cette montagnarde a besoin de temps pour être cultivée, mais la demande est malheureusement trop importante. Alors, il resterait comme solution de réduire la demande ou de se tourner vers une autre espèce similaire. C’est par exemple le cas de l’ arnica américaine (Arnica chamissonis), qui possèdent les mêmes vertus médicinales que notre arnica européenne !

Les vertus médicinales de l’arnica

Pour commencer, il faut savoir que ce sont les nombreuses molécules de l’arnica qui lui confèrent les vertus que tu connais : entre autres, on peut citer les flavonoïdes, le thymol, l’aricine, la coumarine et les caroténoïdes.

D’autre part, la partie de l’arnica la plus utilisée en phytothérapie reste le capitule (rappel : la fleur), mais tu peux tout aussi bien utiliser les autres parties (feuilles, tige, racines) de la plante, selon le type d’usage (tisane, pommade, teinture-mère, granule, etc.)…

Les vertus médicinales sur le psychique

C’est peut-être l’une des vertus les moins connues de l’arnica, mais savais-tu que cette plante était efficace après un choc psychologique ?

En effet, suivant un événement particulièrement éprouvant, en cas de stress ou de surmenage, accompagné de troubles du sommeil, l’arnica apportera réconfort et apaisement psychologique.

Les vertus médicinales sur le physique

On connaît davantage les bienfaits de l’arnica sur le plan physique. Coups, bleus, brûlures… Aïe ! On pense tout de suite à cette plante (souvent sous forme de gel) pour soulager ces petits bobos du quotidien.

Effectivement, l’arnica déploie son arsenal pour traiter les lésions traumatiques inflammatoires : rhumatismes, piqûres, brûlures, ecchymoses, phlébite, etc. C’est aussi le cas pour soigner les affections ORL.

Crédit Photo : roger-elisabeth.fr

Ami.e sportif.ve, n’oublie pas ta pommade à l’arnica après ta séance de sport ! Les principes actifs de cette plante soulage les douleurs articulaires/musculaires (au même titre que le millepertuis) comme les foulures, entorses, claquages, courbatures…

Par ailleurs, l’arnica favorise la récupération, après une opération chirurgicale, ou un accouchement !

Précautions d’usage

L’usage de l’arnica, comme toute chose, doit se faire avec parcimonie, même si elle n’a rien de dangereux en soi.

Là où il faut être prudent, c’est en cas de lésion traumatique (coup, foulure, entorse). Effectivement, la première intention est d’appliquer du gel d’arnica sur la zone endolorie (pas sur une plaie ouverte), et c’est une bonne idée. Mais, comme dans le Code de la Route, une lésion peut en cacher une autre… Alors, il est toujours plus prudent de consulter un médecin, si la douleur persiste. Une radio de la zone atteinte peut s’avérer utile.

Il n’y a pas de contre-indication à l’usage de l’arnica, puisqu’on retrouve cette plante dans la trousse à pharmacie familiale, avec les 400 coups de nos enfants (sous forme homéopathique en granules) !

Crédit Photo : moncoinsante.com

Enfin, certains mélanges avec l’arnica ne sont pas recommandés : évitons donc les excitants (café, thé, tabac) et la menthe. Ces deux plantes ne font pas bon ménage !

Je ne te le dirai jamais assez, mais dans tous les cas, c’est toujours préférable de consulter un.e professionnel.le de santé en cas d’automédication à base de plante.

Recette du baume Arni’coups

Après la recette du baume Saint-Jean au millepertuis, voici la recette du baume Arni’coups, à l’arnica !

Tu constateras avec le temps, que les ingrédients nécessaires à la réalisation d’un baume sont presque toujours les mêmes : une base huileuse, un solidifiant et des huiles essentielles.

Note importante : l’huile essentielle d’hélichryse italienne (Helichrysum italicum) ne convient pas au femmes enceintes/allaitantes, ni aux enfants de moins de 6 ans.

Pur réaliser le macérât huileux d’arnica, pas de panique, je t’explique ici comment faire macérer une plante, avant de l’intégrer à la recette d’un baume.

Les étapes à suivre :

1 – Faire fondre dans un bain-marie la cire d’abeille

2 – Ajouter le macérât huileux et remuer jusqu’à obtenir un mélange homogène

3 – Sortir du feu et ajouter les gouttes d’huiles essentielles de lavande officinale et d’hélichryse italienne

4 – Laisser sécher, le baume se solidifiera en quelques heures.

Facile à réaliser, le baume Arni’coups se conserve deux à trois mois, mais si tu le conserves au réfrigérateur, tu allongeras sa durée de vie de plusieurs mois 😉 !

Lula

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