Kal Awa

S'accorder à la Nature, c'est dans nos racines
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LES DÉCHETS VERTS : UNE VÉRITABLE MONTAGNE DE RICHESSE POUR LE JARDIN

C’est officiellement le printemps depuis quelques jours! En observant le paysage, tu t’es certainement aperçu que la plupart des arbres avaient commencé à débourrer (non, rien à voir avec une gueule de bois). Ils sont donc fin prêts à dévoiler leur feuillage flambant neuf, ainsi que leur nouvelle palette de couleurs… Le printemps est poétique. Bref. C’est aussi la saison des tailles et des tontes ! Souvent soucieux du résultat, on ne pense pas à ce qu’on va faire des résidus de tonte/taille. Et qu’est-ce que Monsieur.Madame Toutlemonde fait ? Il.elle les amène à la déchetterie ! Sacrilège ! Laisse-moi te prouver que c’est une erreur et pourquoi tu devrais, au contraire, réutiliser les déchets verts 🙂

Une source inépuisable d’or vert

As-tu un compost chez toi ? C’est l’endroit idéal pour stocker tous tes déchets organiques ! Effectivement, en compostant tes déchets de taille et de tonte, tu leur offres une seconde vie plus nourricière, à travers la (re)constitution durable d’un humus. L’humus représente la couche supérieure du sol, composée de matière organique et recouverte de feuilles mortes et autres matériaux. Cette matière organique y est transformée en continu par toute la micro-faune présente sur place, dont les fameux lombrics. Un véritable festin pour ce beau monde, qui va transformer le tout en terre fertile, contenant des nutriments assimilables par les plantes. Et la boucle est bouclée !

Non seulement les déchets verts participent à la fertilité du sol de manière durable, mais en plus, ils constituent un paillis ultra efficace ! Pailler ses végétaux, arbres compris, est très intéressant car ça leur apporte une source durable de chaleur en hiver, et à contrario, de fraîcheur en été. De plus, le paillis empêche les adventices (ou « mauvaises herbes ») de pousser. C’est également une protection efficace contre les maladies, ainsi que les ravageurs, comme les limaces et autres pique-assiettes du jardin (je suis médisante, pardon…). Autre intérêt de pailler son sol, même avant d’y planter quoi que ce soit : le caractère nutritif. Pailler ton sol, en préparation avant de planter, lui permet de se restaurer, de s’enrichir et s’améliorer.

Principe de culture en buttes avec du paillis naturel : c’est de la permaculture !
Source : consoglobe.com

En permaculture, les déchets n’existent pas. Tout est réutilisable. Ainsi, on fait sécher la pelouse tondue et on fabrique des « lasagnes » de culture.

Pour schématiser assez simplement, tu superposes des couches de foin/paille avec des couches d’herbe tondue et sèche. Au-dessus du tas, une bonne couche de terre, du paillis et tu peux planter ! Cette technique offre à tes cultures tout ce dont elles ont besoin pour s’épanouir et toi, tu n’as presque rien à faire, si ce n’est, veiller à ce qu’elles poussent bien. L’art des déchets verts.

Un toit et le couvert pour les animaux et les insectes

Mettons que tu viens de tailler un arbre. Tu te retrouves avec quelques tas de branches, et tu ne sais pas trop quoi en faire, pas vrai ? La solution est bien simple, pourtant. As-tu pensé aux hérissons ? On les croise souvent un peu paumés, se hasardant dans les jardins, voire sur les routes, pour les plus téméraires (la plupart finissent en crêpes, malheureusement). Bref, ce sont de véritables petits nomades assez méconnus. Pourtant, ils méritent d’avoir un abri.

Pour ça, rien de plus simple : tu disposes un tas de feuilles mortes, dans un coin abrité du jardin, et par dessus, tu places les branches. Le hérisson est vraiment facile à vivre, et il se contentera d’un abri sommaire mais efficace. D’ailleurs, la fabrication d’un abri à base de branches est aussi valable pour les insectes et les batraciens !

Un petit nid douillet pour les hérissons
Source : lpodrome.fr

Les branches servent à construire une cabane pour les animaux, mais pas seulement. En effet, les poules sont de véritables alliées du jardinier, par leur capacité à manger tout (mais vraiment tout). Adopter des poules, c’est s’assurer d’avoir un jardin nickel et fertilisé naturellement. Elle se chargeront de te débarrasser de tes restes de nourriture, de tes feuilles, branches, pelouse tondue et même des adventices ! S’il y avait des insectes, notamment des asticots ou limaces, alors là, elles se feront une joie de t’en débarrasser ! C’est la même chose pour les autres animaux de basse cour !

Une base solide pour bricoler

Entre nous, tu as déjà acheté des tuteurs, des bordures ou des bois d’allumage ? Laisse-moi te dire que c’était inutile. Pourquoi ? Parce que quand on y réfléchit bien, on réalise qu’on a déjà tout, à disposition, dans la nature. Il suffit parfois de bricoler un peu, mais le matériaux est déjà là, offert, en plus !

Par exemple, les tomates et les haricots sont des plantes grimpantes. Elles ont donc besoin d’un tuteur, pour les aider à grandir sans se voûter et risquer de se casser. Honnêtement, il y a plus simple et surtout plus naturel comme tuteur que celui en fer, ou en plastique. Récupère les branches des arbres que tu as taillés, et sers-t’en comme tuteurs 😉 C’est naturel et c’est beaucoup plus joli !

Un peu d’imagination, et des tuteurs naturels …
Source : marieclaire.fr

C’est la même chose, si tu souhaites fabriquer des bordures, des clôtures, des barrières…etc. Un peu de bricolage, et hop, le tour est joué. Il suffit de se poser et de réfléchir à ce qu’on va en faire. Avec ces branches, tu peux également faire du bois d’allumage, en prévision pour les futurs barbeucs ! C’est gratuit, en plus ! Promis, les arbres n’iront pas te réclamer de taxes sur la taille de leur bois.

Si tu as beaucoup d’imagination et l’esprit bricoleur, alors, tu peux fabriquer une multitude de chose avec ces branches.

Bordures en plessis (tressage de branches d’osier ou autres bois souples)
Source : rustica.fr

Voilà quelques pistes pour enrichir la faune et la flore dans ton jardin, et pour réduire ton impact sur l’environnement. Comme on dit : un déchet qui se recycle le mieux est un déchet qui n’existe pas. Alors, autant essayer d’en produire le moins possible, en adoptant un comportement économe-écologique, au quotidien. La Nature te le rendra bien ! 😉

Enfin, quand on y réfléchit, et quand on sait ce qu’il advient de nos déchets verts, une fois passés à la déchetterie, c’est tout de même bête de se dire qu’on achète en magasin ce qu’on a jeté auparavant…avec des taxes en plus.

Le serpent qui se mord la queue ou comment tomber dans le piège de la consommation
Source : sydeme.fr

Lula

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